Myopathie de Duchenne : un pré-traitement pourrait améliorer l’efficacité de la thérapie génique ?

Lésions cellulaire dans la DMD via INSERM/Michel Fardeau. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), appelée aussi myopathie ou maladie de Duchenne, a été identifiée en 1858. C'est une maladie génétique qui touche progressivement l'ensemble des muscles de l'organisme : muscles squelettiques, muscle cardiaque et certains muscles lisses. Les premiers symptômes apparaissent dans l'enfance, vers 3 ans. Seuls les garçons sont atteints. La maladie de Duchenne est due à une altération d'un gène du chromosome X entraînant l'absence d'une protéine indispensable au muscle : la dystrophine. Sur cette image, on observe la régénération de quelques fibres musculaires après un traitement de la myopathie de Duchenne. Cette coupe transversale de muscle humain permet d¿observer les myofibrilles constituants chaque fibre musculaire. Coloration trichrome de Gomori.

Crédits photo : Lésions cellulaire dans la DMD via INSERM/Michel Fardeau. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), appelée aussi myopathie ou maladie de Duchenne, a été identifiée en 1858. C’est une maladie génétique qui touche progressivement l’ensemble des muscles de l’organisme : muscles squelettiques, muscle cardiaque et certains muscles lisses. Les premiers symptômes apparaissent dans l’enfance, vers 3 ans. Seuls les garçons sont atteints. La maladie de Duchenne est due à une altération d’un gène du chromosome X entraînant l’absence d’une protéine indispensable au muscle : la dystrophine. Sur cette image, on observe la régénération de quelques fibres musculaires après un traitement de la myopathie de Duchenne. Cette coupe transversale de muscle humain permet d¿observer les myofibrilles constituants chaque fibre musculaire. Coloration trichrome de Gomori.

La Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire, héréditaire et létale, caractérisée par une dégénérescence musculaire. La DMD est due à des mutations dans le gène DMD codant la dystrophine. Un décalage du cadre de lecture dans l’ARNm empêche la production de dystrophine, essentielle à l’intégrité musculaire. A ce jour, aucun traitement efficace n’est disponible. Une des stratégies développées, basée sur la thérapie génique, consiste à rétablir le cadre de lecture par saut d’exon, médié par un snRNA associé à un vecteur AAV. Une autre stratégie consiste en l’administration d’un gène permettant la synthèse d’une micro-dystrophine fonctionnelle. Toutefois, une perte des génomes viraux est observée, ce qui a pour conséquence la diminution de l’efficacité thérapeutique. Or, aujourd’hui, une étude à montré l’intérêt d’un pré-traitement sur la durabilité de la thérapie : une injection préalable d’une molécule, permettant transitoirement la restauration de la dystrophine, restaure en partie les fibres et donc leur intégrité membranaire, assurant le maintien des vecteurs viraux dans le temps après administration.

Fibre musculaire et dystrophine. Crédits photo : alila via 123rf

Fibre musculaire et dystrophine. Crédits photo : alila via 123rf

Rédigé par :

Anaïk Previdi, étudiante en 3e année de Pharmacie, double-cursus Pharmascience. Stagiaire au sein de l’Institut de Mycologie (UPMC) pour un essai clinique de phase I/II pour le vecteur AAV U7

Sources :

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